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Publié : 13 juin 2015

Château d’Hartheim : la mémoire des handicapés exterminés par les nazis

Le château d’Hartheim se trouve en Autriche près du Danube à côté de Linz.
En 1898, le château était mis à la disposition des bonnes sœurs qui y accueillaient les handicapés.C’était donc une institution caritative.
A partir de 1939, ce château est transformé en lieu d’extermination.
Dès 1940, une chambre à gaz et un crématoire ont été aménagés pour éliminer les handicapés. Les premières victimes sont exterminées dans le cadre de l’opération T4 tirant son nom d’une rue de Berlin où a été élaboré ce programme, la Tiergartenstrasse, au n°4 (les invalides, les personnes jugées « inutiles » à la société ). Celle-ci se déroule en plusieurs temps : tout d’abord, les handicapés répertoriés sont envoyés vers l’un des six centres d’euthanasie, où un rapide examen « médical » est effectué. Puis, les victimes doivent céder tous leurs effets personnels ( bijoux, tasses, parfums, …) qui sont ensevelis dans des fosses. C’est alors que les handicapés sont dirigés vers la chambre à gaz où ils trouvent la mort. Leurs corps sont ensuite transportés dans le four crématoire où ils sont incinérés. Leurs cendres sont finalement jetées dans le fleuve près du château : la Vltava. Ce programme est arrêté en 1941, à cause des soupçons que nourrissent non seulement les familles des victimes, les habitants, mais aussi les membres du clergé allemand et autrichien. Il y a eu plus de 18 000 victimes de 1940 à 1941.
A partir de ce jour, les chambres à gaz vont servir pour les déportés de Mauthausen inaptes au travail ou aux indésirables désignés par les « médecins » SS du camp. Ces gazages cessent en décembre 1944, suite à l’avancée des Alliés. Les nazis décident alors d’effacer toutes traces de ce massacre. Des kommandos de maçons de Mauthausen ont donc été chargés de dissimuler les preuves et les indices de ce qui s’est produit dans ce lieu.
Cependant la vérité a tout de même été découverte, grâce au major Charles Dameron, qui retrouve les statistiques des personnes assassinées. Cette affirmation est renforcée par le témoignage des déportés qui ont participé à la dissimulation des preuves notamment par les aveux du chef du crématoire Vinzenz Nohel.Les deux « responsables » du centre d’Harteim échappent à la justice.
Le nombre de victimes est d’environ 30 00 : il n’y a eu aucun survivant.
Après 1954, ce lieu est transformé en logements sociaux jusqu’en 1999 et depuis cette date, il est redevenu un centre d’accueil pour handicapés.
De nos jours, le château d’Harteim est un lieu de mémoire. Aussi, un chemin lumineux à été mis en place dans le château, pour que personne ne repasse sur les pas des victimes afin de respecter leur mémoire. Dans l’ancienne salle d’enregistrement, sur de grands panneaux en verre sont inscrits les noms de toutes les victimes identifiées.
La visite de ce château a été courte mais très instructive, car elle nous a permis de perpétuer ce devoir de mémoire, important à nos yeux.
Emma Lecoq et Océane Pomares 3ème E

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