Publié : 17 juin 2015

Présentation du chant des Partisans

Le chant des partisans

Auteurs :
Anna Marly est une jeune femme russe de 26 ans dont le père a été fusillé par les communistes lors de la révolution de 1917 . Réfugiée à Londres pendant la 2ème guerre, elle chante, en russe, pour la BBC et des groupes d’expatriés français.

Maurice Druon est un jeune écrivain. Il s’engage dans la résistance et rejoint Londres en janvier 1943. Il écrit le Chant des Partisans avec son oncle, Joseph Kessel écrivain et journaliste célèbre, après avoir assister un soir à l’une de ces représentation. Ils lui demandent l’autorisation d’écrire des paroles en français. C’est donc dans les bureaux de la France libre que naît ce chant.

Contexte historique :
La France est alors occupée par l’Allemagne nazie depuis la défaite militaire de mai et juin 1940 et la signature de l’armistice du 22 juin 1940 par le maréchal Pétain ( instauration du régime de Vichy, fin de la république, État autoritaire ) qui collabore avec l’Allemagne.
C’est un chant de lutte, de révolte, de fraternité, de combat, qui appelle à résister, à lutter pour la liberté : « la liberté nous écoute » .
Le rythme de marche militaire au tambour fait référence à la lutte armée, à la guérilla menée par les résistants appelés les maquisards, par exemple ceux du maquis Surcouf.
Puis le chant commence par une voix de femme accompagnée d’un chœur d’hommes et tout au long du morceau se fait entendre le rythme du tambour sous forme d’ostinato (cellule rythmique qui se répète). L’accordéon joue tout abord sous des sons très aigus en forme de nappes, cela rappelle le sifflement).
Le caractère de cette chanson est martelé, poignant, intense, bouleversant : c’est un rythme de marche, ce qui explique l’indication de tempo au début.

Les paroles décrivent les activités des résistants : « sortez de la pailles les fusils... » « les tueurs » « à la balle et au couteau ... » « saboteurs » et les risques qu’ils prennent au péril de leur vie ( arrestation , torture et exécution ou déportation dans les camps : « brisons les barreaux pour nos frères , nous on crève ».)
Le terme « ouvrier » montre que les usines sont à la solde des nazis et le terme « paysans » les réquisitions de bétail et de moissons. Ils s’agit donc pour ces deux groupes et de se battre dans la résistance intérieure au sein des FFI (forces françaises de l’intérieur).
Mary Bénard