Publié : 17 juin 2015

Présentation du Chant des marais

Le chant des marais

Contexte de création :

Les premiers camps de concentration ont été ouverts en Allemagne dès mars 1933 (Dachau, par exemple). Ils sont dirigés par les SA ou la naissante Gestapo. Leur règlement intérieur est inspiré des prisons, ils deviennent ensuite des camps de concentration où s’installent des kommandos.
Cela fait suite à la nomination d’Hitler chancelier par le maréchal Hinderburg, président de la République allemande, le 30 janvier 1933, suite à la crise économique et sociale qui touche sévèrement l’Allemagne. Le parti nazi est alors arrivé le premier aux élections législatives.
En février 33 après l’incendie du Reichstag, Hitler fait déporter les opposants, communistes, c’est la fin de la démocratie et du régime parlementaire.

Loin vers l’infini s’étendent Bruits de pas,bruits des armes
Les grand prés marécageux Sentinelles jour et nuit
Pas un seul oiseau ne chante Des cris des pleurs et des larmes,
Sur les arbres secs et creux La mort pour celui qui fuit

O terre de détresse O terre de détresse
Où nous devons sans cesse Où nous devons sans cesse
Piocher,piocher ! Piocher,piocher !

Dans ce camp morne et sauvage Mais un jour dans notre vie
Entouré de murs de fer Le printemps refleurira
Il nous semble vivre en cage, Liberté,liberté chérie
Au milieu d’un grand désert Je dirai tu es à moi !

O terre de détresse O terre enfin libre
Où nous devons sans cesse Où nous pourrons revivre
Piocher,piocher ! Aimer, Aimer !

Description :

1. Le chant nous apprend sur le camp que le travail forcé est incessant : « où nous devons sans cesse piocher »
2. Il souligne le manque de vie, la mort omniprésente : « arbre secs et creux » , « la mort pour celui qui fuit »
3. Enfin nous pouvons y constater la surveillance permanente et les coups des SS : « bruit de pas, bruit des armes, sentinelles jour et nuit »

Analyse

1. La déshumanisation, la souffrance vécue au camp s’exprime : « terre de détresse », « camp morne sauvage entouré de mur de fer » , « des cris, des pleurs, des larmes »
2. Le dernier couplet veut exprimer l’espoir : « le printemps refleurira », le renouveau de la végétation et le retour de la liberté un jour les camps fermeront et les prisonniers seront libérés. »liberté , liberté chérie »
3. Le pronom personnel « je » réaffirme l’individu en tant que personne humaine pour s’opposer à la déshumanisation des déportés imposée par les SS et kapos..