Vous êtes ici : Accueil > "Histoire et Mémoire" > Projet 2017 : création d’un mémorial de la déportation au collège > Son arrivée à Mauthausen : Les déportés...
Publié : 7 juillet 2017

Son arrivée à Mauthausen : Les déportés...

Son arrivée à Mauthausen :

Les déportés voyagent pendant plusieurs jours et plusieurs nuits jusqu’aux camps nazis dans des wagons plombés, entassés sans eau ni nourriture, dans leurs déjections. Le train qui transportait Henri Ledroit s’arrête au bout de deux jours et deux nuits de trajet. À son arrivée, les détenus entendent des cris , des hurlement et des chiens aboyer . Le train ne s’arrête pas sur le quai de la gare , les passagers doivent donc sauter du wagon jusqu’au ballast, les SS et les *kapos les attendent en bas. Ceux qui sont toujours en vie subissent la sélection imposée par les SS roués de coups, ils doivent soutenir les corps de leur camarades morts pendant le voyage. Ceux qui survivent à la sélection sont alors dépossédés de leurs biens de valeur comme les bijoux. Les autres sont envoyés directement vers la mort. Le camp est construit en haut d’une colline, ce qui signifie que les détenus devaient monter une grande côte au pas de course , ceux qui n’allaient pas assez vite étaient abattus.
Il y avait un garde qui menait la marche. Tout ceux qui n’avançaient pas se faisaient exécuter par les gardes a l’arrière de la marche.

*Kapos : Criminels sortis de prison en échange de services aux SS

Les survivants doivent se déshabiller pour prendre une douche. Chaque déporté est tondu afin d’empêcher la présence gênante des poux.
Enfin, on leur distribue des habits et chaussures jetés au hasard et qui la plupart du temps ne correspondent absolument pas à la taille des déportés.
Aussi ces habits ne sont absolument pas adaptés au travail que doivent fournir les déportés.
Ainsi les chaussures ne tiennent pas longtemps et provoquent de fortes douleurs aux pieds. Puis un numéro leur est donné et il ne répondent alors plus qu’à ce matricule.
A Auschwitz, seulement, ce même matricule sera tatoué sur le bras des déportés.
Leur arrivée montre alors un forte tentative d’humiliation et de déshumanisation qui se poursuit jusqu’à leur mort.
Puis Henri, comme les autres déportés à Mauthausen, est envoyé en quarantaine.

JPEG